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Cynorhodon

Cynorhodon Séché (fruit de l’églantier)

nom latin : ROSA CANINA

Le fruit de l'églantier s'utilise surtout cuit en confitures maison et artisanales (la confiture de cynorrhodons ou confiture d'églantine en Alsace), en gelées, marmelade et ketchup, en sirops et liqueurs, seules ou mélangées à divers autres fruits.

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  • Sachet 100 g. biodégradable BIO* Qualité Supérieure

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Le cynorrhodon ou cynorhodon est, sur le plan botanique, le faux-fruit provenant de la transformation du réceptacle floral du rosier et de l’églantier, et plus généralement des plantes du genre Rosa, de la famille des Rosacées. Lesfruits proprement dits des rosiers sont en fait les akènes situés à l'intérieur.

 
Cynorrhodons d’un églantier.

Le cynorrhodon est appelé vulgairement « gratte-cul », car il fournit du poil à gratter.

Le cynorrhodon est parfois aussi appelé « gousson ».

Étymologie

Le terme vient du greckunorhodon, qui signifie « rose de chien ». Cette appellation vient des propriétés attribuées à la racine de l'églantier (« rosier des chiens », dont la fleur (l'églantine) est aussi appelée rose canine, dog rose enanglais) pour lutter contre la rage.

Le Dictionnaire de l'Académie française retient la seule orthographe « cynorhodon », mais l'orthographe « cynorrhodon » est également admise.

Description

 
Fruits du rosier

Le cynorrhodon est un fruit charnu ovoïde allongé, plus ou moins globuleux selon les espèces et variétés, de 15 à 25 mm de long, de couleur rouge orangé à maturité. Il forme une espèce d’urne, ouverte au sommet, qui porte les restes desséchés des étamines et des sépales. Il contient à l’intérieur vingt à trente vrais fruits qui sont des akènes issus de la transformation des carpelles, contenant chacun une seule graine. Ces akènes, prolongés par le reste des styles et stigmates, sont munis de nombreux poils stériles.

Les cynorrhodons arrivent à maturité en automne, vers octobre-novembre dans l'hémisphère nord, mais on peut en voir tout l'hiver dans les haies champêtres.

Utilisation

Les cynorrhodons contiennent des poils qui doivent être soigneusement enlevés car ils sont très irritants pour la peau et les muqueuses et peuvent servir de poil à gratter2. Mûrs lorsqu'ils sont blets, les fruits sont alors comestibles, assez astringents et acides, et surtout la présence de poils irritants peut provoquer des démangeaisons au niveau de l'anus.

 
Nyponsoppa, dessert suédois préparé avec des cynorrhodons

Ils sont cependant riches en vitamine C (20 fois plus que les agrumes), mais aussi en vitamines B et PP, en provitamine A et en sels minéraux, et contiennent des sucres : saccharose etlévulose.

 
Thé turc au cynorrhodon

Utilisation alimentaire

Le fruit de l'églantier s'utilise surtout cuit en confitures maison et artisanales (la confiture de cynorrhodons ou confiture d'églantine en Alsace), en gelées, marmelade et ketchup, en sirops et liqueurs, seules ou mélangées à divers autres fruits.

Frais, ramollis par les gelées, après une légère cuisson les cynorhodons forment une pâte qui se mange sucrée avec des laitages, procurant à l'organisme un apport nutritif important sous une forme rapidement assimilable, et légèrement diurétique.

Les cynorrhodons bien mous, pressés avec 3 ou 4 doigts, se grignotent : la pulpe sort tandis que les poils et les pépins restent dans la peau et peuvent servir à faire des décoctions (bouillis moins de cinq minutes).

Séchés et réduits en poudre, ils servent en décoction pour des tisanes. On peut aussi en faire de la bière, du vin.

Usages locaux

 

En Suède, les cynorrhodons sont à la base du nyponsoppa, littéralement soupe de cynorrhodon, qui est un dessert souvent servi avec du lait et de la crème ou de la glace à la vanille.

De nombreuses peuplades amérindiennes consommaient les cynorrhodons comme un excellent aliment de survie dans la mesure où ils restent accrochés au plant tout l'hiver. Certaines peuplades en faisaient une décoction ou une bière.

Les Pieds-Noirs les consommaient broyées avec du pemmican (viande séchée + graisse).

Les Esquimaux de l'Alaska en faisaient une sorte de pudding (pulpe écrasée avec de l'huile de phoque, de l'eau et du sucre) ou ajoutaient les baies à un plat composé de queues de saumon pré-mastiquées et séchées.

Les Tanainas en faisaient une sorte de crème glacée (mélangés à de la graisse ou des jaunes d'œufs de poisson).

En Arménie, on boit le jus du cynorrhodon.

En Tchétchénie, on fait du thé du cynorrhodon.

Utilisation médicinale

En médecine populaire, les cynorrhodons sont employés notamment contre les diarrhées, l'avitaminose et l'asthénie. On les utilise soit en décoction, soit sous forme de vin ou d'élixir — macération dans de l'alcool avec adjonction de sucre.

Les herboristes utilisent les poils de cynorrhodons, administrés à jeun enrobés dans du miel, pour éliminer les ascaris.

  • Poids 100 gr
  • Conditionnement sachet

Baie de l'églantier

Son nom

 

Rosa vient possiblement d'un mot sanscrit qui signifierait « flexible », sans qu'on sache de la flexibilité de quoi au juste il s'agit. Ce qu'on sait, c'est que, à quelques variantes orthographiques près, le mot est le même dans toutes les langues européennes, ce qui serait une indication de sa très grande ancienneté.

« Cynorrhodon », ce mot détestable qu'on n'arrive jamais ni à écrire ni à prononcer correctement, vient du grec kunorodon, qui signifie littéralement « rose de chien », par allusion à ses propriétés alléguées de protéger contre les morsures de chiens enragés. Le nom de la variété Rosa canina(rose de chien) renvoie lui aussi à cet usage médicinal tellement ancien qu'on n'en retrouve aucune trace dans les matières médicales des derniers siècles.

À noter que « cynorrhodon » désigne tout particulièrement le réceptacle rouge renfermant les fruits (qu'on appelle à tort « graines ») du rosier et de l'églantier, soit la partie utilisée en cuisine ou en médecine.

On a également appelé la plante « gratte-cul » à cause des poils attachés aux graines - aux fruits, pardon - et que les enfants utilisaient autrefois comme poil à gratter. Cette tradition s'est également retrouvée chez les Amérindiens qui affirmaient que ceux qui consommaient les poils se trouvaient affligés de pénibles démangeaisons au postérieur.

« Églantier » vient du latin populaire aquilentum, « qui a des piquants », de acus, « pointe, aiguille ».

Contrairement à ce que l'on entend dire parfois, « églantine » ne désigne pas le fruit mais la fleur.

Au Québec, on a parfois désigné l'églantier sous le nom de « cébreur », par déformation du nom populaire anglais sweetbrier. Toutefois, le brier de sweetbrier serait, lui, une déformation du français « bruyère », arbuste que ce nom désigne, lequel nom, par parenté de forme, les anglophones ont aussi attribué au rosier sauvage. Ah! La fluidité des langues!

Et ça se mange?

 

Les baies de diverses variétés de rosier sauvage étaient consommées par de nombreuses peuplades amérindiennes sur tout le territoire où il pousse. Elles étaient considérées comme un excellent aliment de survie dans la mesure où elles restent accrochées au plant tout l'hiver. On en faisait une décoction et chez certaines peuplades, une bière. En été, on consommait également les pétales des fleurs. Les Pied-Noirs broyaient les baies et les mélangeaient avec du pemmican. En passant, saviez-vous que depuis 1819 - date de sa découverte par un marin et explorateur anglais - le pemmican est la nourriture de base de toutes les expéditions polaires à cause de sa très haute valeur nutritive, de son volume réduit et de son exceptionnelle conservation? Composé originellement de viande séchée, pulvérisée et mélangée à de la graisse, cet aliment traditionnel des Amérindiens de la Baie d'Hudson a connu quelques variantes modernes mais le principe de base reste exactement le même : pour l'essentiel, de la viande séchée et un corps gras, auxquels on ajoutera éventuellement de la poudre de légumes, de la poudre de céréales, quelques fruits séchés et du sucre.

Les Esquimaux de l'Alaska confectionnaient une sorte de pouding avec de la pulpe écrasée de cynorrhodons, de l'huile de phoque, de l'eau et du sucre. Ils ajoutaient également les baies à un plat composé de queues de saumon pré-mastiquées (pré-mastiquées? Seigneur! J'entends d'ici les protestations des inspecteurs des aliments!) et séchées. Aujourd'hui, elles sont plutôt préparées en sirop, confiture, gelée, marmelade et ketchup, seules ou mélangées à divers autres fruits. Les Tanainas les mélangent à de la graisse ou des oeufs de poisson, ou encore les battent avec un corps gras pour en faire une sorte de crème glacée. Dans certaines tribus, les feuilles étaient placées dans la fosse à cuisson afin d'aromatiser les plats que l'on cuisait dans la braise. On a également fait une décoction des feuilles et des jeunes rameaux.

Homo sapiens sapiens et sa conjointe ne sont pas les seuls à rechercher cette baie légèrement acidulée. Il semblerait, en effet, que les Ursus - sans distinction d'espèce ou de sexe - y voient un aliment de pré-hibernation de choix.

Les baies de toutes les variétés de rose - sauvages ou cultivées - se consomment mais, parmi les variétés sauvages, celle du Rosa rugosa est la plus grosse et, par conséquent, la plus facile à apprêter. Toutefois, lors de promenades, on est beaucoup plus susceptible de tomber sur Rosa blanda, que, malgré son surnom de « rose de cochon », il ne faudrait surtout pas sous-estimer. On devrait les cueillir de préférence après un premier gel, ce qui a pour effet de les attendrir. Il faut impérativement éviter de récolter les baies sur des plants que l'on soupçonne d'être traités aux produits chimiques.

Quelle que soit la recette employée, tenez compte des points suivants :

  • juste avant la cuisson, préparer les baies en coupant les deux extrémités avec des ciseaux;
  • comme les baies sont acides, il vaut mieux utiliser des ustensiles et casseroles en bois, acier inoxydable ou pyrex pour éviter qu'elles ne noircissent au contact d'un métal oxydable;
  • cuire rapidement en couvrant afin de limiter la perte de vitamine C;
  • filtrer à travers un fin tamis pour éliminer les graines et leurs poils, qui sont irritants.

On peut en faire de la bière, du vin, de la gelée ou des confitures (voir notre recette dans Documents associés). Les Suédois en font une soupe, qu'ils mangent chaude ou froide et qu'ils préparent en broyant les baies et en les faisant bouillir une dizaine de minutes. Passer, remettre sur le feu, amener à ébullition et épaissir avec 4 cuillères à soupe de fécule de pomme de terre ou de farine diluée dans 2 tasses d'eau froide.

Et ça soigne quoi?

 

Très riche en vitamine C - toutes proportions gardées, la baie serait 20 fois plus riche en cette vitamine que l'orange - on l'a employée pour combattre les infections, la grippe tout particulièrement. On raconte que durant la deuxième grande guerre, les Anglais et les Scandinaves étaient entièrement privés d'agrumes et qu'ils comptaient exclusivement sur la confiture de baies d'églantier comme source de vitamine C.

Probablement pour les mêmes raisons, le cynorrhodon a servi à soigner la lassitude et l'asthénie. On le prenait à raison de 2 cuillères à soupe de pulpe séchée et réduite en morceaux, que l'on faisait infuser dans un litre d'eau froide (ou 2 à 5 g par tasse d'eau), amenait à ébullition, filtrait et buvait. On l'a également employé comme astringent pour combattre la diarrhée, la dysenterie, la leucorrhée et les hémorragies.

En Chine, où les emplois médicinaux de la rose sont attestés depuis près de 30 siècles, les baies d'une variété locale sont employées contre les dysfonctions de l'appareil urinaire et, à cause de leur astringence, contre la diarrhée chronique.

Préparées en sirop, on les a beaucoup employées pour donner une saveur agréable à ces potions médicinales que, de tout temps, les enfants se sont attachés à recracher systématiquement, au mépris de tout bon sens. Les pilules de quinine, notamment, qui étaient extrêmement amères et qu'on enrobait d'une « confection de roses canines » préparée à raison d'une partie de pulpe pour deux parties de sucre que l'on triturait ensemble jusqu'à obtention d'une pâte uniforme.

Les « graines » et leurs poils sont réputés être diurétiques. Il faut s'assurer de bien passer la tisane avant de la prendre.

Une des meilleures manières de conserver aux baies toute leur richesse en vitamine C, c'est de préparer une purée crue. On prélève la chair en éliminant les graines et leurs poils et on la passe tout simplement au mélangeur. On peut ajouter cette purée aux céréales du matin ou à de la compote. Mais il faut la consommer dans les plus brefs délais car elle ne se conserve pas.

Les fleurs ont surtout servi en cosmétique. Grâce à leurs propriétés astringentes, elles sont censées resserrer les pores de la peau et en raffermir le grain. On les a également employées comme laxatif doux et comme cicatrisant dans les aphtes, les plaies fongueuses et l'inflammation des paupières.

Le « bédégar », une galle provoquée sur les feuilles de l'églantier par un insecte, était jadis employé comme vermifuge, diurétique et lithotriptique mais, plus tard, on s'en est servi exclusivement comme astringent.

On le trouve où?

C'est généralement la baie du rosier canin (Rosa canina) qui est employée en médecine. Il n'est pas indigène à nos régions mais on peut le trouver occasionnellement dans certains milieux protégés où les températures correspondent à celles de la zone 5. On peut aussi l'implanter à condition de le protéger contre les grands froids.

Le rosier églantier (Rosa eglanteria) se trouve dans les lieux incultes - les pâturages notamment -, particulièrement en sol calcaire. Le rosier inerme (Rosa blanda) se trouve dans les lieux secs, surtout calcaires, partout au Québec. Le rosier rugueux (Rosa rugosa) est un échappé de culture et se trouve donc surtout aux environs des anciens jardins.

 

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